26 septembre 2009

Scandale au paradis des fous!

Last call! Ça y est c'est ma dernière journée de travail dans cette maison de fou! Et ici, je ne parle pas de la clientèle. Croyez-moi, je partirai comme j'y ai travaillé, en faisant scandale! Scandale parce que certaines de mes collègues plus maboules que d'autres ont attribué à mes mots et à mes intentions une attitude de marâtre! Bon, peut-être ai-je déjà pensé que certaines de mes collègues étaient et seront toujours des incompétentes mais je n'oserais quant même pas généraliser le diagnostique!
Mon objectif était simple et mes intentions très saines, à l'aide de ma lettre de démission, informer les membres de l'équipe, la direction et les membres du conseil d'administration de ma perception du cahot qui règne ici. C'était peut-être le coups ultime que je pouvais porter afin de favoriser une fois de plus l'ouverture au changement! Quant on est une idéaliste, on ne lâche jamais complètement le morceau!

Voici à quelques mots près ma lettre de démission:

"La suivante est pour vous informer officiellement que je quitterais mes fonctions à partir du 28 septembre 2009.

Je tenais à spécifier qu'il était devenu pour moi très difficile de travailler au sein de l'organisme sur une base régulière et fréquente. En effet, la dynamique d'équipe, le manque de cohésion, et l'incohérence entre la pratique et la philosophie d'intervention m’ont fait perdre tout espoir quant aux changements envisageables. Je me passionne pourtant depuis longtemps pour ce travail et je connais tout le potentiel de ces organismes mais malheureusement après 5 ans ici, j'ai compris que j'étais
allée au bout de ce que je pouvais offrir à l’organisme. À mon avis, la
culture organisationnelle empêche beaucoup le changement et nous fait trop
souvent dévier de l'essentiel: notre mission.

Pendant ces 5 années, j'aurai au moins eu la satisfaction d'avoir été entendue
lorsque j'étais outrée par l'incohérence des pratiques. Bien que je sois
consciente des rapports de pouvoir présents dans l'équipe, j’estime que
certaines ont un potentiel inouï et qu’elles réussiront peut-être à faire une
différence. J'espère donc qu'on saura me prouver que j'avais tort. Quant à
moi, je continuerai simplement à faire mon travail auprès des femmes le
plus consciencieusement possible. "

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