28 mai 2009

Ma recette!

Pour réussir ma vie j'ai besoin:

1/4 tasse de vrais ami(e)s, d'une famille présente et soutenante
1/4 tasse de défis, d'objectifs et de projets petits et grands
1/4 tasse de réalisations importantes et de fiertés
1/4 tasse de ressources financières suffisantes, juste histoire d'éviter le stress!
1/2 tasse de relaxation et de lâcher prise
1/2 tasse de sourire, de joie et de petits plaisirs simples
1/2 tasse de santé et de bien-être physique
Une tasse d'équilibre psychologique, de confiance et d'estime de moi
Une tasse d'un travail qui me stimule et que j'aime
Une tasse d'amour et de reconnaissance
Assaisonné avec un soupçon de curiosité, d'harmonie et de spontanéité


Laissez macérer et savourez!

Ça tombe pile!

Bien que d'avoir écrit le texte intitulé goulot d'étrangelement m'ait permis d'alléger mon agenda, j'ai reçu une belle réponse ce matin ce matin. Il me vient de Danie Beaulieu psychologue réputée. Je vous le partage.

Le mot de Danie

Voici mon dernier diagnostic : je souffre d'un TOC (trouble obsessif compulsif). L'objet de mon obsession est la recherche d'un équilibre dans l'ensemble de ma vie. Je souhaite ne jamais être guérie. Mais j'espère par-dessus tout parvenir à atteindre cet équilibre parfait! Quel défi!

Nous sommes nombreux à viser cet objectif. N'est-il pas ironique que dans un monde rempli de travailleurs intellectuels nous n'ayons plus de temps pour penser? Nous souffrons tous de chronopathologie aigüe, i-e de manque de temps et nous nous contentons (trop) souvent de suivre les chemins les «plus» fréquentés à défaut de pouvoir consciemment choisir le nôtre.

En général, tout ce qu'on sait à propos d'organiser, de gérer, de vivre notre vie vient d'une époque où la famille, la religion et le travail étaient la recette complète du succès et du bonheur. Aujourd'hui, il en est tout autrement. Même le changement a changé. Il est essentiel et impératif de procéder à une sérieuse mise à jour de notre recette de réussite de vie.


Quel est votre recette de réussite de vie?

24 mai 2009

L'autruche

Si je suis experte dans l'art d'étouffer mes agendas, je suis aussi experte dans l'art de me cacher mes propres sentiments amoureux. J'ai le réflexe de l'autruche, Moi amoureuse, mais non pas du tout!

Depuis un bout de temps, j'ai la trouille! Je me suis fait accroire que je n'éprouvais aucun sentiment pour lui. J'ai tenté de me convaincre que je n'arriverais pas à faire son bonheur, qu'il le trouverait auprès de quelqu'une d'autre. Que j'étais trop indépendante, que je prenais trop mon temps pour entrer en relation, que je n'avais pas le bon signe astrologique (visiblement les lions lui font peur), que j'avais trop de poids, que je n'étais pas assez féminine pour lui et que j'habitais trop loin. C'était foutu! Croyez-le l'autruche à gober tout ça!

Mais là c'est trop évident, je l'aime de plus en plus. Je jalouse "un peu" ces nouvelles conquêtes, j'attends juste qu'il les laisse pour lui sauter dessus. Je fantasme à l'idée de nous voir amoureux, bras dessus dessous, grâce-matinant par un beau dimanche matin. Je nous vois déjà précipitamment habiter ensemble, faire des petits (ça y faut pas lui dire, je sais!). Et tout ça c'est pas du tout mon genre, en rêve peut-être, mais j'ai jamais eu le sentiment d'être prête à faire le grand saut!


Il y a quelque temps, ça vraiment passé à deux cheveux qu'il se passe quelque chose entre nous mais j'ai fait l'autruche! J'ai à ce moment décidé que dorénavant j'allais me plaire dans notre amitié platonique et je ne voulais plus jamais souffrir de faux espoir. Je ne voulais surtout pas qu'il joue avec moi. Juste me sentir bien dans notre amitié.

Et là, vous auriez un fun fou à vous retrouvez dans ma tête. Je suis là à comploter de grands scénarios pour lui avouer qu'en réalité je ne peux plus être qu'une amie, je veux bien plus. Pour moi, une relation d'amitié comme celle-ci, ça ne peut être autre chose qu'un levier puissant pour un amour vrai et sincère.

Je l'ai trouvé au hasard de la vie. Depuis le temps, je me suis rendu compte de l'homme merveilleux qu'il est. La vie l'a agréablement transformé. Il est profond, capable de discussion et compatissant. Travaillant, présent et disponible. Prêt à s'investir et à faire des projets communs.

Je le veux, je veux qu'il nous donne une chance!

23 mai 2009

Le goulot d'étranglement

Je suis essoufflée juste à regarder mon agenda de la semaine prochaine, j'ai des trucs à tous les soirs, pas un soir de libre, pas un petit moment juste pour respirer un peu.

Je suis vraiment une experte dans l'art d'étrangler mes agendas. Déjà, je travaille 12 jours sur 14 et à travers ça, je fais quelques petits remplacements ici et là, un petit cours de yoga, un rendez-vous ici, un rendez-vous là puis pouf! Il n'y a plus de place ni pour moi, ni pour mes amis, la famille, ni pour les petits trucs simples du quotidien.

Aujourd'hui, j'ai reçu un truc par courriel, assez intéressant, en fait, ça tombait pile! Je vous raconte:

Un prof de philo démontrait une théorie à ses élèves. Il prit un pot de verre, le rempli de balle de golf. Il demanda aux élèves, si le pot était plein. Unanime, ils répondirent tous à l'affirmative. Ensuite, il y ajouta de petites billes qui trouvèrent leur place entre les balles. Il demanda encore aux élèves si le pot était toujours plein, encore là, tous répondirent oui. Il y ajouta du sable. Tous les espaces restants se comblèrent par le sable.

Le professeur leur raconta que les balles de golf représentaient ce qui est très important dans la vie, ce qu'il l'est un peu moins mais qui l'est tout de même est représenté par les billes et le sable représente ce qui est accessoire et il expliqua aux élèves que trop souvent les gens commencent d'abord par remplir leur vie avec ce qui n'est pas important et ainsi il ne reste plus de place pour ce qu'il l'est vraiment. En effet, s'il avait commencé par remplir le pot avec du sable, il n'aurait pas eu suffisament de place pour les billes et pour les balles de golf.

Alors la morale de cette histoire, je dois travailler à prioriser ce qui est vraiment important pour moi!

Capital vacances

Lundi dernier, férié, ça été le pur bonheur! Pour la première fois depuis mon retour de vacances, je réalisais que je me sentais aussi libre et aussi détendue. Cette sensation m'a donné de l'énergie pour toute la semaine à venir. J'étais enthousiaste devant les défis, plus détendue face aux tensions. Tout me semblait moins gros, moins pénible.

Je me suis dit que c'était ça investir dans son capital vacances, des petites journées simples de pur bonheur tout au long de l'année. Pourquoi attendre d'avoir une semaine complète? Pourquoi attendre d'avoir les pieds dans le sable pour goûter à ces petites joies?

J'ai comme résolution depuis le début de l'année de ralentir ma cadence de travail et curieusement, j'ai peur, peur que la vie s'arrête, peur de ne pas trop savoir ou investir mon temps, peur de ne plus trouver de sens à mes congés. C'est fou, n'est-ce pas! Mais j'aurais certainement plus de temps pour investir dans mon capital vacances.

17 mai 2009

Journal d'une touriste ** Jour 6 **

Merveilleuse dernière journée, elle s'est fermée avec le rideau de la nuit. J'ai assisté au coucher de soleil. Quoi de mieux qu'un reflet orangé pour clôturer les vacances!
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Ce matin, j'ai commencé ma journée avec une très longue marche. C'était important pour moi de rejoindre les paysans. Je me suis rendue jusqu'à leur maison en bordure de la route. Je leur ai remis quelques petits trucs de première nécessitée.

Après le petit "dej", je suis retournée à la plage. Nous avons revu George, notre capitaine de catamaran, nous avons eu droit à une autre balade. L'eau était plus calme qu'hier et c'était encore génial même si j'ai eu un peu la frousse! À mon retour du Catamaran, ceux que j'ai appelé le Quebecor Club s'en allaient en kayak et ils leur manquaient une pagayeuse! N'écoutant que mon courage et mon désir de ne rien manquer de cette dernière journée. J'ai sauté dans le kayak double. Ma coéquipière, une jeune femme du Quebecor Club n'était pas très tenace, alors je l'ai ramenée sur la terre ferme. Avec la confiance gonflée à bloc, je suis repartie à la conquête de la mer, toute seule, cette fois! Je me suis rendue complètement à l'extrême gauche de la plage, face aux maisons des cubains. Je suis revenue avec de grosses vagues de face, disons que je me suis musclée les bras!

Je suis encore très fière de moi d'oser ainsi voyager seule et expérimenter!

J'ai refait de l'apnée à plusieurs reprises aujourd'hui, je voulais vraiment être certaine de ne rien oublier. Je voulais que toutes ces images restent à jamais graver dans ma mémoire.

La soirée, c'est finie sur une note de spontanéité. Une soirée comme je les aime. Si j'avais anticipé la chose, je me serais probablement défilée, trop moumoune ou trop réfléchi, mais une fois devant le fait accompli, j'en ai profité dignement!

Alors vivement Cuba!

Journal d'une touriste ** Jour 5 **

Journée plage aujourd'hui, rien de compliqué. L'omelette, quoi!

C'est mon avant dernière journée, c'est fou comme le temps a passé vite depuis mercredi.

J'ai quand même pris le temps aujourd'hui d'avoir une pensée toute spéciale pour une belle relation d'amitié que j'entretiens depuis 10 ans exactement aujourd'hui. Cette femme a marquée ma vie à tout jamais et je suis vraiment contente de pouvoir compter sur elle, de la savoir présente dans les moments difficiles, de la savoir là, à toutes heures du jour ou de la nuit, dans mes grands élans d'angoisse, à m'écouter sans jugement. Sincèrement merci!

Aujourd'hui, la journée était merveilleuse et j'ai fait des rencontres intéressantes. J'ai d'ailleurs eu la chance de faire du catamaran avec une autre québécoise. J'ai eu disons plusieurs sensations fortes, surtout en haute mer. Le bateau allait presque à 90 degrés. Il fallait bien s'accrocher. Malgré tout, j'avais le vent dans les voiles!

J'ai initié une petite famille à l'apnée. Avec du pain, c'est vraiment fou le nombre de poissons qui viennent nager autour de nous. C'était drôle de les voir si craintifs (pas les poissons mais la famille). Ils étaient drôle, il y avait papa ours (il nageait vraiment comme un ours!) maman ourse et blanche neige (leur fille de 15 ans). Les fréquenter m'a aussi permis de me rendre fière de moi. Je suis fière de voyager seule et d'oser. Après tout c'était ma résolution pour 2009!

Les vacances m'auront vraiment permis de décrocher et de reprendre un rythme de vie plus sain. Espérons que j'arriverai à le garder une fois de retour.

Journal d'une touriste ** Jour 4 **

Je voudrais me voir reculer dans le temps, comme dans le jour de la marmotte pour reprendre celui-ci des centaines de fois.

Je me suis réveillée nerveuse. Il y avait de gros nuages et de la pluie. J'avais peur que ma sortie aux dauphins soit annulée. J'étais fin prête même un peu trop à l'avance mais j'avais tellement hâte. L'attente a été longue mais ça valait la peine.
Trajet en autobus direction marina. 62 personnes sur un même catamaran. Il était immense et magnifique. C'était venteux, mais juste assez pour avoir de belles vagues de face. Nous avons fait un arrêt dans un récif de coraux, c'était magnifique! Des poissons de toutes les couleurs et de toutes les grosseurs. J'ai même tenu un oursin dans mes mains et tous les poissons sont venues à moi.

J'étais bien partout, sur l'eau et dans l'eau, j'étais dans mon élément! Après notre escale, nous avons repris notre chemin vers le piscinarium. Après un cours trajet en bateau moteur, je l'ai vu pour la première fois. Mes yeux se sont remplis d'eau. C'était mon rêve de petite fille qui se réalisait. J'étais estomaquée. J'avais de la difficulté à me concentrer sur mon repas, j'ai dû me relever au moins trois fois pour être bien sûr qu'il était là.
J'espérais tellement ne pas manquer de batteries dans mon appareil photo pour pouvoir immortaliser le moment. Il y a eu deux groupes avant que je puisse embarquer dans le bassin. Dans notre bassin, il était 4 dauphins dont un bébé d'un mois. J'ai payé 5 pesos de plus pour pouvoir m'accrocher à ses nageoires et nager avec lui. Un petit moment privilégié, c'était génial! J'ai eu droit à pleins de bisous et de câlins de ce gigantesque poisson. Il était accessible et là juste juste à côté de moi. C'était incroyable!
Ça y est, c'est un rêve qui se réalise. C'est un moment inoubliable gravé dans ma mémoire à jamais. Le temps d'un instant, j'étais la petite fille dans "La Grenouille et la baleine".
Pour bien terminer la soirée, j'étais invitée dans un petit resto sur la plage. Petit souper de homard grillé, avec une entrée de saumon fumé! C'était excellent.
Je me suis rendue compte ce soir que malheureusement, la langue est une barrière assez importante dans l'art de la séduction. I speak in english like a radio qui griche! Mais malgré tout, je suis vraiment et profondément satisfaite de ma journée.

Journal d'une touriste ** Jour 3 **

Mon défi est relevé! Ce matin, je me suis rendue à Guardalavaca comme une grande! J'ai été vraiment satisfaite de ce que j'y ai trouvé. Un genre de grand marché aux puces et une vrai plage publique. Il y a avait vraiment plus de cubains, c'était intéressant d'être plus en interaction avec eux. Je les ai vu à l'oeuvre, avec leurs enfants, travailler le bois, chanter, danser. C'était plus vivant. J'y ai trouvé beaucoup de respect contrairement à ce que l'on m'avait dit.
J'ai beaucoup marché aujourd'hui et réfléchi à la division des classes sociales. Ici, il y a les pauvres et les touristes. À la limite, il y a ceux qui travaillent dans les complexes hôteliers qui sont un peu plus fortunés mais même encore. Je me disais que de changer de culture c'est aussi se retrouver face aux mêmes problèmes mais dans des systèmes politiques et sociaux différents. Les gens semblent malgré tout comblés par peu. Mais ont-ils réellement un autre choix? L'absence de choix, le désir d'acquérir l'inaccessible est la limite de chaque société Je pense que la différence fondamentale avec notre société est la possibilité d'ouverture, en effet, tous sommes pourvus de talents mais tous n'avons pas la chance de le mettre à profit et de le faire fructifier.
Trêve de réflexion, je devais mettre mon cerveau en vacances, alors je suis retournée sur la plage. Rôtir égale est mon seul objectif!
Quelle magnifique surprise j'ai eu: un mariage sur la plage. La femme était magnifique, la petite puce de quelques moins l'était tout autant. Ça donne envie de rêver!
Demain c'est mon grand jour! J'ai hâte.

Journal d'une touriste ** jour 2 **

Aujourd'hui, je me suis levée tôt. Je suis allée marcher sur la plage, observer la beauté de la mer. Tout était calme. J'ai rencontré une petit fille d'environ 9 ans qui mendiait sur la plage. Je trouve étrange que ce soit les enfants qui quémandent aux touristes. Je me disais que nous ne devrions pas exploiter l'innocence de l'enfance même pas pour une question de survie.

Le reste de la journée a été sous le signe du vent et du soleil. Malgré les nuages, je m'en tire avec un vilain coups de soleil.

J'ai terminé ma journée avec un massage sur la plage. C'était à faire rêver, j'étais juste à côté de la mer dans une magnifique petite hutte. Disons que j'ai eu droit à un massage ni plus ni moins qu'en profondeur. Laissez moi vous dire que les masseurs cubains ne sont pas piqués des verres!

Je me rends comptes que la détente m'est beaucoup plus accessible ici. Je savoure chaque petit moment de pur bonheur un à un. Je me rends compte aussi de mon besoin de solitude. Ça me fait du bien de me retrouver un peu en ermite. En même temps, je prends conscience que même si j'ai besoin de cette solitude pour être en harmonie j'ai aussi besoin des autres pour me sentir totalement vivante.

Demain, je souhaite simplement de me laisser bercer encore et encore par la mer, de m'émerveiller devant chaque coraux et petits coquillages que je déniche et choisis méticuleusement. Je veux me laisser enivrer par la vie de vacances.

16 mai 2009

"Date" manquée!

Petite mise en contexte: J'ai rencontré ou du moins j'espérais rencontrer celui me rendait fébrile depuis quelques jours. C'était une histoire passée qui c'était à vrai dire terminée sans aucune nouvelle, ni même une explication. Mais oh Monsieur, il est revenu en force, il a visé droit dans le mil. Il me permettait de visualiser mon petit conte de fée, je me voyais déjà lovée dans ses bras, collée contre sa poitrine. C'est fou ce que ça fait l'espoir!

Mais, il a été tellement "burk" que j'ai décidé de tout arrêter avant que la situation s'envenime. J'aurais vraiment eu envie de lui dévoiler le fond de ma pensée et mon analyse de la situation mais je sais trop bien que ça n'aurait rien changé. Qu'il n'aurait, même pas le temps d'un instant, changé sa vision de la chose. Le titre de son courriel d'excuses et d'aurevoir était... Je suis victime de... ma stupidité! À qui le dis-tu! Si j'avais choisi son titre j'aurais dit : "Je suis un cave, pourvu d'une grande aptitude à la manipulation trop égocentrique pour m'en rendre compte" Ouin, c'est exactement le bon titre! Et moi dans ce genre là, j'ai déjà donné et j'ai surtout pas l'intention de recommencer.

Alors voici ce que j'aurais eu envie de lui dire...

Savoir que tu n'en abuserais pas, que tu ne tenterais pas de me manipuler avec ces judicieuses informations, voilà ce que je te dirais. La vie m'envoie sur mon chemin des personnes aux apparences trompeuses. Sous le couvert de la douceur, de la gentillesse, elles crachent un venin extrêmement dangereux pour moi. En effet, ces gens m'attendrissent, me rendent charitable, à leur écoute, parfois même vulnérable. Et ça se gâche, exactement au moment où ils sont dans l'erreur. Je vois la boulette souvent dirigée contre moi, ils perçoivent mon malaise, comme s'ils venaient d'atteindre leur cible. E c'est là que la joute commence, ne voulant pas laisser l'impression d'être vulnérable, je demeure de glace, un peu froide à l'attaque, manigançant une explication à la noix.

C'est au moment, où je laisse transparaître une sorte de détachement qu'ils se lancent dans de grandes justifications. Ils me retournent à tout instant la responsabilité de leur "maladresse" et minimise l'impact de leur geste en adoptant une position de "piteux pitou"!

Et moi, j'ai cette vilaine tendance à fondre devant le "pieux pitou", je deviens molle, compréhensive, attendrie. J'ai vraiment envie d'y croire! Au même moment où je suis en contact avec ce qu'il y a de plus mauvais en eux, j'ai vraiment envie de voir ce qu'il y a de meilleur . Non mais je suis t'y mal faîte rien qu'un peu!

Et lorsque que je décide coûte que coûte de tourner la page, je doute. Et si, et si c'était de la vrai bonté, et si je n'avais pas su la reconnaître... En réalité, je sais pertinemment que la réponse se situe à l'intérieure même de mon intuition. Ces petits tremblements qui m'habitent, ceux que je confonds trop souvent pour de la frénésie et de l'espoir.

Dans toute cette histoire, je suis fière d'une chose, avoir ciblé, le cave pourvu d'une grande aptitude à la manipulation et trop égocentrique pour s'en rendre compte avant qu'il n'ait réussi à me mettre le grappin dessus.

11 mai 2009

L'approbation des autres

Jamais mon surplus de poids ne m'a vraiment empêché de fonctionner et surtout d'aimer mon corps... sauf depuis que j'en ai perdu. Étrange, non?

J'ai compris cette semaine que j'ai reçu tellement d'attention et de commentaires positifs pendant cette période que ma période actuelle de stagnation me fait sentir sans volonté, lâche. Mes efforts de l'époque et surtout les résultats obtenus ont tellement soutiré d'attention de la part de mes proches que j'ai maintenant l'impression qu'être juste moi ce n'est plus suffisant.

J'ai beau prôner la diversité, la beauté sous toutes ses formes, je me retrouve probablement pour la première fois de ma vie avec ce que j'appelerai la critique corporelle! "Pas assez d'ici, trop de là, pas assez en forme, pas assez productive", et je vous épargne le reste. Les marques d'attention reçues à cette époque étaient toutes dirigées sur le résultat pourtant, j'ai maintenu les mêmes habitudes de vie ou presque.

Je suis bien loin de l'anorexie ou de quelconques autres troubles alimentaires mais je me bute à une réflexion constante sur mon alimentation, sur mon mode de vie et je trouve ça simplement envahissant et destructeur de plaisir.

Pendant cette période de perte de poids, j'ai eu du plaisir à tous les jours, à cuisiner, à m'entraîner, à découvrir de nouvelles choses, à voir les résultats et à recevoir les compliments sans contredit... Aujourd'hui, tout ceci n'y est plus... c'est dommage!

8 mai 2009

Journal d'une touriste * Jour 1 *


Jour 1


Je suis en vacances! J'ai peine à le croire. Aujourd'hui ça été le dépaysement total! Un baptême de l'air et de nouvelle terre ! À cette égard, je peux vous dire que je préfère de loin toucher le sol que de rejoindre les cieux!


Mon arrivée à Holguin m'a vraiment fait réaliser que j'étais ailleurs. Ailleurs en terme de lieu mais surtout ailleurs en terme de mode de vie. J'ai été estomaquée de voir les animaux, boeufs, poules, chèvres, chevaux squatter le bord des routes.


J'en ai vraiment eu pleins les yeux, la notion de luxe prend une toute autre tournure. Sauf à mon arrivée à l'hôtel, où nous avons été traités comme des rois! Ma chambre a vu sur la mer, quoi demander de mieux. Ce soir, j'ai très bien mangé contrairement à ce que l'on m'avait dit et nous avons eu droit à un superbe spectacle. Je suis d'ailleurs étonnée de constater la qualité et l'ensemble de leurs talents. Un numéro m'a vraiment fasciné. Une femme juchée au centre de la scène sous une immense robe blanche, ( pour vous donner une idée, la robe faisait toute la scène) et cachait en dessous d'autres danseurs qui par de très lents mouvements puis d'autres plus rapides donnaient un effet spectaculaire, immaculé et féerique.


Comme toute première journée de fille qui voyage toute seule, j'ai un peu le mal du pays. Je baragouine l'anglais, ne parle pas un fichu mot espagnol alors je me sens un peu isolée mais malgré tout j'ai confiance.

Le succès

Probablement dans un élan d'infériorité, je me questionne sur le succès. À quoi le reconnait-on?

Une amie d'enfance a obtenu son doctorat cette semaine. En la félicitant hier, j'ai aussi réalisé que je m'étais un peu coupée de ce groupe d'amis. Je ne m'y reconnaissais plus, un fossé se creusait plus le temps avançait.

Je me demande si ce n'est pas mon petit me, ma, moi, qui ne se sent pas la hauteur des grands universitaires de ce monde.

Peut-on accéder au succès sans la notoriété d'un digne diplôme universitaire?

Bien qu'ils peuvent l'influencer et le supporter, je sais pertinemment que ce n'est pas les autres qui fabriquent notre propre succès . Je crois que nous sommes les seuls réalisateurs de nos réussites personnelles. Mais bien souvent, la reconnaissance des autres ne vient-elle pas mousser la chose?

6 mai 2009

Le retour

Je vous afficherai dans les prochains jours probablement le journal d'une touriste faisant ainsi éloge de mes péripéties en sol cubain...

Mais ici et maintenant, je peux vous confirmer la nostalgie qui m'habite. Je retrouve avec tristesse mon rythme effreiné. Les obligations, le travail, le quotidien, les repas, les rendez-vous, l'entrainement, les comptes, la famille, mais ou est mon plaisir? Dans une palette de chocolat noir et un sac de croustilles dont j'étais en carence. Je me dis qu'il doit sûrement y avoir une solution pour garder une parcelle de vacances dans mon quotidien. STOP

Depuis mon retour, je prends conscience de toute l'importance de la société d'information dans laquelle nous vivons. Je blogue et fais la lecture de mes favoris, prends mes messages téléphoniques et mes courriels des millions de fois par jour, écoute la radio, retrouve les sites de rencontre au cas ou, est bombardée d'images et de publicités. Je suis bousculée par toute cette information. En ai-je autant besoin puisque d'une manière ou d'une autre je serai probablement mésinformer à force d'être surinformer. Je suis bousculée par la vie. STOP

Et là, je ne suis pas partie faire un stage humanitaire, je suis partie une semaine dans un tout inclu à Cuba! Pendant une semaine, j'ai été la classe riche, servie et même très bien servie par une classe disons défavorisée. Ma petite personne et ma satisfaction personnelle a été la préoccupation de tout un peuple. C'est un peu illusoire de défendre de grands principes d'égalité dans la vie est de ressortir à la fois aussi inspirée de cette expérience.

Tous les voyageurs expérimentés me disent que ma nostalgie est normale et que ça rentrera dans l'ordre dans les prochains jours. Mais ai-je vraiment envie de reprendre mon mode de vie tel qu'il l'était avant mon départ?

Non, STOP, ici et maintenant, l'heure est à la siesta!