23 juillet 2009

Là tout juste à côté

Il habitait là, pas trop loin de chez moi,
Je m'en suis rendu compte un peu après avoir commencé à le lire
Il me menait un dure combat. J'avais espoir, espoir qu'il s'en sortirait parce qu'il avait tout de l'attitude d'un battant. J'ai probablement ressenti plus de persévérence en cet homme qu'en plusieurs que j'ai rencontrés jusqu'à maintenant...

Pour une raison irationnelle, j'avais tout de suite été touchée par son blog. Je l'ai suivi régulièrement et je me suis inquiétée lorsque je me suis rendue compte qu'il avait été quelques semaines sans écrire.

Et voilà, la nouvelle est tombée dans le cyberespace... BENOIT DÉCÉDÉ, quoi? Mais quelle attroce nouvelle, j'étais là devant l'ordi encore sous le choc.

Deux enfants, un cancer et pouf! Il a toutefois eu l'idée de transmettre à ses filles ses écrits via son blog.

Si les paroles s'envolent, les écrits restent, c'est bien connu. Le jour où le timbre de sa voix n'aura plus d'écho dans les oreilles de ses filles, elles auront toujours ces écrits, ces paroles, ces mots si judicieusement choisis pour traduire l'émotion. L'émotion dans toute sa gamme. Il aura été fort dans la bataille. Toujours le mot pour faire rire même dans des moments surtout pas comiques comme la maladie.

Il ya quelques jours, je vous parlais de Musso et de ma réflexion sur l'interraction constante entre chacun des être humains... Alors Benoit sera une des interractions qui marquera un petit morceau de ma vie. Il me laisse une leçon de courage, d'espoir et d'amour.

20 juillet 2009

Le capitalisme en un seul lieu!

Pour rendre service, j'ai entrepris dans cette maison, où règne la crainte du manque, un grand ménage.
J'ai entamé le garde-manger, je devrais plutôt dire la réserve... Classer les cannages qui se multiplient, les surplus de toutes sortes, les vieux bonbons d'halloween que l'on conservent, les multiples produits nettoyants et d'usage quotidienne, les boîtes de pâtes alimentaires dans toutes ses formes et saveurs, les canettes et les bouteilles plus que diversifiées, les gâteries, les desserts, les céréales formats Costco. Je vous le jure, il y a là de quoi faire survivre deux familles pendant au moins 1 an, j'en suis sûr.
Après la réserve, je me suis dirigée vers la cours arrière, qui pourrait croire que deux enfants ont besoin d'une si grande quantité de jouets... j'avais une ferme envie d'en jeter certains et d'en donner d'autres. Si ma mémoire est bonne, j'ai replié 6 poussettes, rangé 4 vélos (ils étaient partie avec deux autres en vacances) et 6 gros tracteurs, que dire des ballons, des petites autos, des pelles, j'ai arrêté de compter....
C'est incroyable la quantité de choses qui se retrouvent dans cette petite maison, c'est complètement hallucinant malgré le fait que je reconnaisse à leurs propriétaires une grande générosité, dont j'ai moi-même souvent bénéficiée, je ne peux m'empêcher de penser à ces gens qui n'ont même pas de quoi se loger, se nourrir et se vêtir convenablement... alors qu'ici tout semble se multiplier.

18 juillet 2009

Musso

Ces jours-ci, c'est Musso qui accompagne mes soirées et qui comble mes moments de solitude. Je suis ébaïs par le talent de cet auteur. Il manie émotions et suspense avec une plume de maître. Je lis actuellement Parce que je t'aime, un vrai délice!

Ça m'amène une grande réflexion sur les rencontres de la vie. Le hasard, le destin, la synchronicité. Un visage familier, un échange de regard, une personne que vous croisez sans l'avoir vu depuis longtemps, certains de vos ami(e)s qui se connaissent sans que vous ne les ayez présenté(e)s, se retrouver au même moment dans un même lieu sans l'avoir décidé... Tous ces petits moments donnent à la vie un caractère mystérieux et laisse présager l'idée d'une vie intereliée à celles des autres. Nous sommes à la fois si nombreux mais en quelques sortes tous en interaction les uns avec les autres, de près ou de loin.
Un peu comme ici sur le net... qui sait de où l'on se connaît et l'où on se croisera éventuellement...

17 juillet 2009

Là, tout juste à côté...

Là, tout juste à coté, j'aurais envie d'entendre un pianiste pour m'enivrer
Mais je n'ai ni pianiste, ni piano, qu'un simple stéréo

Là tout juste à coté, j'aurais envie d'une sensuelle sérénade à la guitare
Mais il n'y a ni guitariste, ni guitare, seulement le voisin posté sur son balcon

Là, tout juste à coté, j'aurais envie de caresses dans mes cheveux
Mais il n'y a personne contre qui me lover

Là, tout juste à coté, j'aurais envie que quelqu'un allume les bougies et fasse couler mon bain
Mais il n'y a que moi pour le faire

Là, ici, j'aimerais que quelqu'un m'attende à la maison
Mais il n'y a que moi dans le silence d'un demi sous-sol

Là, maintenant, j'aimerais cuisiner un somptueux souper et pouvoir le partager
Mais il n'y a que toujours que moi dans le silence d'un demi sous-sol tranquille

Là maintenant, j'ai envie que l'on prenne soin de moi, que l'on me borde! Je sais trop bien que dans la vie, nous sommes les premières responsables de notre bonheur et de notre pleine satisfaction mais y m'semble que de s'auto-satisfaire fini par ne plus faire de sens et laisse un goût amer de carence.

16 juillet 2009

Semi-retraite

Je suis actuellement dans une sorte de quête. Je me retrouve dans les culottes d'une femme qui s'apprêterait à prendre sa retraite. J'ai besoin de me trouver des passions. J'ai besoins de me sentir vivante avant de me lancer dans un certain vide professionnel. J'ai besoin de découvrir quelque chose qui me donnerait envie de m'investir à fond, quelque chose qui me garderait allumée.

Jusqu'à maintenant, j'ai presque toujours vécu pour le travail. Dans les 5 dernières années, j'ai plus investi dans ma vie professionnelle que dans toutes les autres sphères de ma vie mais là mon corps me crie ÇA FAIT, ASSEZ C'EST ASSEZ! Je ne peux plus tenir cette cadence. 34 heures semaine du temps supp. à l'occasion, c'est parfait pour le moment mais ça me place face à un immense vide. Comment je vais occuper le reste de mon temps?

J'ai pensé reprendre ce que j'avais mis de côté dans ces 5 dernières années, les cours d'anglais, l'Université mais ces projets demeurent tout de même indirectement reliés au travail... C'est comme rien, il doit sûrement y avoir autre chose que le travail et les obligations pour m'allumer dans la vie?

6 juillet 2009

Freud et Hemingway

Qui aurait cru qu'un jour je citerais Freud!

"Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons" Freud

"Nous devons nous y habituer: aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n'y a pas de signalisation." Ernest Hemingway

J'ai trouvé ça inspirant!

L'art d'être une mère...

La semaine dernière, je débutais mon nouveau travail. Une maison pleine de mamans et tout plein d'enfants. Certains plus meurtris que d'autres, certains plus agités, certains plus problématiques que d'autres... et intervenir avec tous ces enfants m'amène à me questionner sur mes propres capacités parentales.

Depuis quelques temps, j'ai l'appel de la maternité Et oui, moi qui, il n'y a pas si longtemps en refusait même l'idée. Mon coeur a envie de cajoler, bercer, prendre soin. Mon coeur à envie d'avoir une raison supplémentaire pour me réaliser. J'ai l'idée de transmettre ce que j'aurais appris dans cette vie ci.

Mais y a des jours où je doute: Serais-je une bonne mère? Serais-je trop ferme? Est-ce que j'arriverais à maintenir une discipline suffisante "sans péter un câble"? Serais-je capable de voir à tout?

Y-a-t-il une recette pour être une bonne mère? Ou est-ce que ça s'apprend?

5 juillet 2009

L'art de se repentir!

J'avais vraiment besoin de lui reparler... En réalité j'avais besoin de comprendre où j'avais bien pu manquer pour ne pas voir son dark side. J'étais en colère, déçue, ambivalente, bouche bé.

Dans tout ça, je suis très fière de la manière dont j'ai réagis. J'aurais pu me refermer, l'insulter mais non, je suis restée d'un calme monumental à lui dire le plus honnêtement du monde que je ne pouvais pas accepter tout ce qu'il m'avait dit. J'ai accepté d'être vulnérable et de porter la peine qui m'habitait sans toutefois prendre la responsabilité du crash. Je n'ai fait qu'assumer ma déclaration. Je suis vachement fière de moi!

Je suis satisfaite de la réponse que j'ai obtenue. Il a reconnu ses tords, expliqué son comportement et a rendu des excuses sincères. Là, j'ai eu le bonheur de reconnaître celui pour qui j'avais ou j'ai des sentiments. À vrai dire, je ne sais plus trop ce que je ressens pour lui.

Il m'a dit une phrase que je n'oublierai pas... "J'ai parfois tendance à avoir l'effet d'un bulldozer sur un papillon". Il dit avoir eu l'impression qu'il devait choisir entre notre amitié et l'amour et qu'il a de la difficulté à savoir ce dont il a besoin ces temps-ci! Ça m'a satisfait!

Et je me suis dit, malgré la tristesse qui m'habite, que c'est lorsqu'une porte se ferme qu'une autre s'ouvre. Je n'ai pas sentie que la porte était totalement fermée de son côté mais du miens, je n'en sais trop rien. À suivre!

3 juillet 2009

Les vrais choses, mon oeil!

Hier c'était le jour J. Je passais en défensive et j'avouais la nature des sentiments que j'avais pour Monsieur X.

Monsieur X, je le connais bien ou du moins je croyais bien le connaître. À vrai dire, je savais qu'il y avait au moins deux choses qui le rendait hésitant et ambivalent face à moi, mon poids et mon signe astrologique, présage de mon caractère fort...

Dans mon conte de fée, il est évident qu'au moment de l'annonce, il se levait de sa chaise et m'embrassait férocement, mais... Évidemment, il a été touché par la déclaration, surpris certe, mais il a manqué un heureux moment de se taire... Comme c'était la soirée des aveux, il a décidé de ME dire les vrais affaires, comme il dirait ... et voilà le résultat...

Parole de Monsieur X:

En guise de préliminaire...
- "Tsé, après toi, j'ai rencontré pleins d'autres femmes (oui ça m'apparaît assez évident... idem pour moi) qui avaient des corps différents au tiens et j'ai une préférence pour les filles grandes et minces... tu as un super visage... bla bla bla"

Et moi: "Je sais, je sais que pour toi c'est important pour toi, on en a souvent parlé ensemble dans la dernière année mais pour moi ça ne change rien aux sentiments que j'ai pour toi. Maintenant, le regard que tu portes sur moi t'appartient. Je ne te mets pas de pression, je ne veux pas d'une réponse maintenant. "

Ceci dit, je crois sincèrement que le choix du regard que l'on pose sur l'autre est un choix... Il ya le regard du coeur, celui qui est aimant et voit plus loin que l'enveloppe et celui des yeux qui ne regarde qu'en superficie. Je crois que ça été son choix.

Et là c'est le moment où je croyais qu'on avait clôt sujet, mais non... Voici le pot...

Monsieur X: "J'ai QUAND MÊME (j'insiste ici!) bander lorsque l'on a couché ensemble"
Et moi de me demander devrais-je en être rassurée? Devrais-je avoir l'impression que c'est un exploit de bander devant moi? Hey, y a toujours une maudite limite!

-" As-tu déjà entendu parlé du PGX ou du N..."
Et moi, quoi!*#, je n'en crois pas mes oreilles... tu me parles de produits amaigrissants et moi qui croyais que le sujet était clôt...

Étrangement, je suis restée d'un calme, à la lui servir mes théories sur les dangers des régimes amaigrissants et à lui dire qu'en AUCUN cas (et la dessus mon verdict est irréversible!) ceci allait être une option convenable. JAMAIS au grand JAMAIS je n'entrerai en relation avec quelqu'un en ayant un ultimatum de perte poids.

Ni plus, ni moins, c'était assez malhabile, ça manquait de doigté! Les plus interagissants m'ont scandés à quel point c'était inacceptable et faux par dépit parce que j'étais bandante sans PGX et N... !

Perso, j'en suis encore bouche bé. Je ne m'explique pas, est-ce des relans du vieux Monsieur X?

On s'est laissé, dans une étreinte pleine de culpabilité, où il a salué mon courage. J'aurais voulu que ce ne soit jamais arrivé.

Je suis déçue...