26 juin 2009

Corps - coeur - esprit!

Ces jours-ci, j'ai besoin de me retrouver avec moi-même. J'ai besoin de me parler dans le blanc des yeux et essayer d'harmoniser tous les aspects de mon être. Je me sens un peu comme une poule pas de tête. Je cours à droite et à gauche sans trop savoir ce que je cherche exactement. À vrai dire, je sais ce que je cherche mais je ne sais plus trop comment le retrouver. Je veux retrouver une certaine harmonie. Je voudrais que mon cerveau exécute ce que mon coeur désire ou ne désire pas. Ces jours-ci c'est mon côté cérébral qui prend le dessus et son copilote se sent plutôt délaissé et mis de côté... Alors qui s'en ressent? Mon corps!



On aura beau dire ce que l'on voudra, quand un des trois ne s'entend pas avec l'autre, ça fou le bordel. L'harmonie corps, coeur esprit, c'est un bien beau concept mais ce n'est pas si facile de les garder à l'unisson. Être une chorale, je sonnerais faux c'est sûr... C'est exactement comme si chaque choriste partait de son bord et décidait de sa mélodie, de sa note et de son tempo, j'ai même pas envie d'assister au spectacle mais comme je suis la principale intéressée, je n'ai d'autre choix que de constater le résultat.

25 juin 2009

Les bons samaritains

Comme un enfant éblouie devant le rayon des jouets, j'ai rêvassée quelques instants devant cette magnifique monture. Un 21 vitesses en aluminium, super léger, rien avoir avec le "vieux" vélo de ma pré-adolescence. Le vendeur s'avance, super solde! Une heure plus tard c'était fait, je passais au comptoir caisse.



Arrivée à l'auto, je tente péniblement d'entrer mon nouveau bolide dans ma voiture. J'étais déterminée à le rentrer d'un seul coups sans lui retirer aucune pièce... résultat mon auto est trop petite ou le vélo trop grand. Un papa s'avance avec sa fille et me demande si j'ai besoin d'un coups de main... Pas de refus! Il m'explique comment retirer la roue, débrancher le frein et up mon nouveau joujou prend place sur le siège arrière. Ce fut le premier bon samaritain que j'ai croisé sur ma route ce soir là.



Prête à conquérir la piste cyclable, je saute dans mes vêtements sports et ressors aussitôt pour aller chercher la bête. Je sors le vélo, définitivement plus facile à sortir qu'à rentrer. Oups petit problème, j'arrive à remettre la roue assez facilement mais incapable de rebrancher le frein... après plusieurs minutes à tenter de solutionner mon problème, j'arrête le premier homme qui croise mon chemin. Fin soixantaine, retraité, il tente à son tour sans y arriver. Qui aurait cru? Sa femme arrive, nous donne un coups de main et c'est réussi. Monsieur retraite affirme alors qu'il manque d'air dans mes pneus. Madame retraite m'amène chez eux ou Monsieur retraite les gonfle et ils sont là à me regarder fièrement démarrer sur ma monture.

J'ai le merci assez facile, j'ai l'habitude de reconnaître ce que les gens font de bien dans ma vie. Ce soir, j'ai été complètement surprise de voir tant de gentillesse, moi qui m'horripile constamment contre la société individualiste, j'ai été agréablement contredis ce soir.

Écrire pour soi!

C'est l'été et je délaisse mon ordinateur pour savourer les joies de l'été. Le soleil chaud sur ma peau, le vent dans mes cheveux, les vêtements légers, les terrasses, les siestes sur l'herbe, l'eau, le kayak...

Alors j'ai retrouvé mon petit cahier et j'ai l'écriture en délire. Une lettre après l'autre, s'enchaînent les mots au gré des phrases, des paragraphes et des idées. Mon cerveau contient trop de réflexions à panser pour que ma main arrive à les rédiger assez rapidement...

En voici quelques-unes:

"C'est difficile d'identifier en partie ou en totalité de quoi se compose le vide. À vrai dire, j'ai plutôt l'impression qu'il est plein! Plein de sentiments, d'images, de réflexions, de quêtes, de rêves, de non-dits... J'ai un trop plein de vide, voilà!"

"Je veux d'une vie paisible, sans trop de remous pour mettre mes énergies à bâtir ce qui est prioritaire et non sans cesse reconstruire pour repartir sur de nouvelles bases. J'ai envie de stabilité et de développement. J'ai des envies et des désirs de réussites. Je me vois faire proliférer mes talents dans mon champs de travail et optimiser qui je suis comme personne pour n'être que meilleure."

"J'ai la responsabilité de m'entourer des bonnes personnes, de personnes extraordinaires qui donnent de la couleur à ma vie. Il n'y aura jamais de dosage exact sur la quantité d'amour dont j'aurai besoin. Il y aura que des besoins incertains, fluctuant en fonction des urgences et des évènements de la vie. Le doute jouera son tour à la confiance et bousculera l'intensité du manque. Comme le vide et le deuil crée un si grand besoin d'être rassurée."

24 juin 2009

Ouvrir la porte à l'amour

Depuis quelques mois, il y avait une petite inscription dans mon miroir... c'était inscrit, j'ouvre la porte aux changements.
Et croyez-moi en terme de changements, j'ai été assez servie dans les derniers mois. Alors, je me suis dit qu'il était probablement temps de changer de mémo. J'ai donc décidé d'inscrire, "j'ouvre la porte à l'amour". Qui sait ce que mon miroir magique me réserve...
Je "fantaisise" sur Monsieur X depuis quelques mois et j'ose espérer que mes bonnes ondes seront suffisantes pour nous lancer dans cette aventure. Bon, je sais déjà que j'aurai à y mettre du miens et à prendre mon courage à deux mains pour lui avouer les sentiments que j'ai pour lui.
En fille prévoyante ou contrôlante, faut voir, je me suis lancée un ultimatum, je me suis donné jusqu'au 10 juillet pour explorer les possibilités. Après cette date, je me suis dit que j'allais tirer un trait sur cette histoire et mettre mes énergies ailleurs! Facile à dire puisque étrangement, je ne sais pas trop si je vais en être capable. Depuis quelques semaines, je ne suis capable d'attirance pour aucun autre homme. Je me demande donc si j'ouvre réellement la porte à l'amour où si je suis entrain de l'ouvrir seulement pour Monsieur X. Je suis fort consciente que je n'ai aucun pouvoir sur ce que Monsieur X ressent pour moi et que j'aurai peut-être simplement à en faire le deuil.
Alors ouvrir les portes à l'amour, ça peut vouloir dire, laisser tomber les défenses qui m'habitent, accepter la présence de quelqu'un dans ma vie, accepter l'amour et l'attention sans m'en sentir redevable, accepter et assumer mes choix quant à ce qui est bon pour moi, ouvrir les yeux sur les gens qui m'entourent, créer des occasions de rencontres sans pression, respecter mon rythme et OSER (après tout c'est le thème de l'année!).

16 juin 2009

La synchronicité

J'ai eu un week-end d'extase comme on en connaît peu dans une vie. Ce genre de moment ou tout semble arrive à point. Fidèle à mes habitudes, j'avais pourtant commencé les vacances malade, ça annonçait vraiment la poise, mais non, le vent a soudainement tourné. Les nuages se sont dissipés pour laisser toute la place au soleil.



Les grands comme les petits détails étaient au rendez-vous...



Le temps d'un week-end, j'ai retrouvé l'esprit des vacances avec laquelle je voulais tant renouer. Je n'aurais pas pu espérer mieux! J'ai retrouvé le sens de la créativité. J'ai laissé mes sens s'enivrer des splendeurs de la vie. Mes oreilles s'affoler du talent des artistes. Mes yeux s'épater devant l'inusité de la nature. Mes papilles déguster les produits du terroir. Mon nez retrouver doucement son sens de l'olfaction en humant le vent froid du bord du fleuve.



Loger prêt de l'eau, à toujours sur moi un effet revigorant. Je me suis sentie plus en forme que jamais. Je me suis même transformée en lève tôt. Même mon reflet dans le miroir, me semblait différent. J'étais juste là, bien, sereine.

Rendue

Ça y est j'ai rendue ma décision...
Je change de travail. J'ai choisi l'option des meilleures conditions de travail contre l'habitude et le confort à coups sûr. J'essuie mes larmes et celles de mes collègues depuis deux jours. Je trouve ça vraiment difficile, je me sens coupable, j'ai l'impression de profiter de celles qui ont accepté de me redonner des ailes. Je trouve aussi difficile d'assumer les réactions des collaborateurs et des partenaires avec qui je m'étais impliquée depuis trois mois. Le pire, c'est que la clientèle n'est toujours pas informée du changement mais bon une chose à la fois.
Je ne me sens pas à 100% confortable dans ma décision même si je sais que c'est pour le mieux. Je ne sais pas pourquoi mais y a un petit quelque chose qui me retient ici. Je cherche une solution pour ne pas quitter définitivement. Est-ce que je demeurai active sur le conseil d'administration? Est-ce que j'assurerai une partie de la formation de la nouvelle? Je cherche toujours le moyen de ne pas quitter de manière précipitée
Sans aucun doute que j'ai été servie côté changement cette année. J'en prendrai bien un petit dernier prochainement, qui sait ;-)

6 juin 2009

Les aléas du travail

J'ai une grosse décission à prendre... que faire, comment le faire, les pour, les contres, j'évalue tout depuis 2 jours...

Si vous avez suivi ce blog, vous savez déjà qu'il y a 3 mois j'ai changé d'emploi pour le mieux, ça va sans dire! Je suis assez bien où je suis actuellement mais les conditions de travail sont disons sous le seuil de l'acceptable. Pas d'assurance collective, pas de REER, pas de fond de pension, un horaire sur 32 heures avec un salaire un peu plus bas que ce que j'avais avant. Mais bon, au moment du changement je ne pouvais passer à côté et pour acheter la paix, ça allait!

Depuis 3 mois, je ne ressens plus de stress, ma nouvelle boss est à l'opposé total de la mère-supérieur qui me servait d'officier dans mes anciennes fonctions. J'ai crée un lien de confiance avec les résidantes, mis les outils d'intervention à mon image, pris de l'initiative dans certains projets qui me stimulent...

Mais là, on m'offre sur un plateau d'argent, une job plus payante, fidèle à ma passion première, avec tous les avantages sociaux (même l'assurance collective payé à 100% par l'employeur, c'est pas rien!), ce serait fou de ne pas accepter me direz-vous?

Mais je doute. Est-ce que le dicton dans le doute abstenez-vous tient toujours? Ma résolution de l'année n'était-elle pas d'oser?

Dans mes grands élans de judéo-chritianisme, je me dis que ce n'est pas bien beau de changer d'emploi aussi souvent. Je me dis que mon nouvel employeur se fit sur moi (elle me louange depuis trois mois, n'arrête pas de répéter comme elle est fière de sa nouvelle équipe), je me sentirais assez mal à l'aise de la laisser tomber après si peu de temps. Et mes valeurs communautaires? Je sais que cette maison reçoit une subvention assez négligeable et que ce n'est pas par insousiance qu'elle n'offre pas d'avantage mais par insufisance. Devrais-je rester sous-payé pour poursuivre ma mission? On parle ici d'une différence d'environ 6000$ par année incluant avantages sociaux et salaire. Je sais que j'ai besoin de ralentir ma cadence de travail pour VIVRE. Ce 6000$ absorberait une bonne partie de la diminution de mes revenus.

Les contres, c'est à Montréal et je viens de renouveller mon bail. C'est un travail de soir du dimanche au mercredi alors que je venais de stabiliser ma vie avec une horaire de jour!

Je me suis lancée dans la course, en me disant que je verrai rendue là!

À suivre...

5 juin 2009

Le festival de la pancarte

Parlez moins, affichez plus! Ça pourrait être leur slogan. Chaque mur est tapissé d'une consigne forcément toutes plus importantes les unes que les autres. D'un côté les résidantes s'en foutent, puisqu'il il n'y a rien de très dissuasif au festival de la pancarte!
Et y a moi la conne, exaspérée, observatrice du chaos, ne sachant pas trop par quel bout prendre ça! Ma baisse d'espoir me donne vachement envie de me conformer à leur loi du moindre effort. N'appliquons surtout pas trop les politiques internes ce serait trop difficile. Mon petit steak est bien mieux sur sa chaise à me regarder le nombril. Mais oh attention, je veux le plein salaire et toutes mes petits avantages. Le GBS (gros bon sens) est en chute libre partout ici. En réponse à mes élans d'exaspération, ma boss me disait, à la blague, que si des petites granules de GBS existaient, elle en mettrait dans le café de certaines. Ces jours-ci, je pense qu'elle en aurait grandement besoin dans le sien! Je suis au boute!!
5 ans de dure labeur, 5 ans d'espoir, 5 ans d'observation, 5 ans de critique, 5 ans d'analyse, 5 ans d'hypothèse, 5 ans de solutions... mais là j'y crois plus. Après le burnout d'une collègue, la démission d'une autre, je n'y crois plus! J'attends juste de donner MA démission. À quoi ça sert de travailler 12 jours sur 14 si niette vous n'en retirez plus rien, si vous n'y croyiez plus du tout.