26 février 2009

Au hasard de la vie...

J'ai toujours dit qu'il n'y avait pas de hasard dans la vie.

Hier, j'ai eu la chance de m'entretenir avec quelqu'un de formidable. D'un côté, l'histoire est complètement bouleversante mais la leçon derrière me laisse sans mot... ou presque!

Il m'a fait réaliser la différence entre "vivre avec" et accepter réellement la situation. Comme distinction ça peut peut-être sembler anodin ou léger mais lorsque certaines situations dans nos vies sont difficiles à vivre et même à accepter, ça fait toute une différence. Je suis persuadée que nous avons tous au moins une chose qui nous torture un peu, que si nous avions le pouvoir d'appuyer sur le bouton "eject", le réflexe serait assez facile.

J'en reviens à cet homme, il est non-voyant suite à un accident de parcours. Depuis plusieurs années, 23 si j'ai bien compté, il a appris à vivre avec, avait-il autre choix? Il a sûrement appris à fonctionner différemment, à négocier certains besoins, à développer d'autres sens et à optimiser certaines compétences pour pallier les manques. Mais il a compris qu'il avait vraiment accepté sa situation le jour où il a cessé de blâmer ses yeux pour ses malheurs. Il a compris, qu'aveugle ou non, tôt ou tard une personne vivrait les mêmes réalités que lui, renverser du café, manquer l'autobus, se cogner le gros orteil! Pour moi, c'est ça être pleinement autonome et responsable de sa personne.

Hier soir, j'ai pris conscience que le jour où j'accepterai réellement ces petits trucs qui m'empoisonnent l'existence je n'en serai que mieux! Je cesserai sûrement de les croire responsables de la plus part de mes déboires et j'en serai simplement plus complète et un peu plus moi.

Quel merveilleux hasard et quelle belle rencontre!

24 février 2009

L'art de recevoir

L'art de recevoir, c'est tout un défi.

Lorsque je reçois, je porte une attention particulière aux convives que j'accueille. Je suis toujours un peu nerveuse lors de ces réceptions, je veux que tout y soit, l'ambiance feutrée, la déco invitante, la bonne boof au goût des invités. Bref, je m'arrange pour être toujours aux petits oignons. J'ai d'ailleurs beaucoup d'estime pour ces grands hôtes qui me font vivre des moments magiques.

Mais qu'en est-il lorsque vient le temps de recevoir l'essentiel? Recevoir les compliments, la reconnaissance, l'amour, la gratitude. J'ai l'habitude de recevoir l'autre, de l'aimer, de le choyer, d'y porter toutes mes petites attentions. Mais oh que je peux devenir malhabile lorsque je dois simplement recevoir! Recevoir sous le simple prétexte que je suis moi et que l'on veut me faire plaisir.

Pendant longtemps, je me suis opposée au prétendant qui voulait payer ma facture, je me suis battue avec les copines pour payer ma juste part. Sûrement, par désir d'indépendance mais d'abord et avant tout parce que je me sens mal à l'aise dans l'art de recevoir. Depuis l'année dernière, j'essaie de ne plus me battre et de simplement accueillir, dire merci, c'est généreux. J'apprends à apprécier simplement sans me demander de quelle manière flamboyante je pourrais remettre la monnaie de sa pièce au donateur.

Mais il reste ce malaise qui me transperce l'âme, qui me rend fébrile, qui me donne l'impression que je vais me briser en petits morceaux pis ça m'écoeure de me sentir toute croche de même!

Être soi est-ce suffisant? C'est un peu ça la question.
Mais suffisant pour qui, pour justifier quoi?

22 février 2009

La petite grosse!

Loin de moi l'idée de me déprécier...

Je vis avec mes rondeurs depuis plusieurs années même que je n'ai aucun souvenir de mon corps dans sa version svelte. La petite grosse en moi ne s'est jamais empêchée de rien ou presque.

La natation, les spas nordiques, les plages, les costumes de bain, les décolletés, les petites tenues, les relations sexuelles en pleine lumière, j'ai pas de problème avec ça. Je vis bien avec mon corps, mon petit bedon rond et tout ce qui l'accompagne.

J'avoue avoir été un peu angoissée lorsque j'ai fait du kayak pour la première fois, je me demandais si j'allais parvenir à entrer dedans. Ah non, c'est vrai, le pire ça été de m'imaginer dans le wet suit que le guide nous avait "gentiment " loué. Je me souviens être allée lui murmurer à l'oreille, êtes-vous bien certain que je rentre là-dedans? Je m'imaginais sur la grève, devant tout le monde (y a jamais de salle d'essayage dans ces moments là!), prise dans ledit habit incapable de le retirer ou pire encore incapable de le monter plus haut. Je me voyais tirer discrètement de tout bord tout côté, couchée sur le dos pour essayer de créer un peu d'espace. Visiblement, je n'ai jamais été très douée avec les proportions parce que je m'adonne au kayak sans aucun problème, avec le plus grand des plaisir.

J'avoue aussi que de me laisser suspendre dans un hamac a été un peu inquiétant mais ça ne m'empêche surtout pas de profiter de chacune de ces siestes réconfortantes même si j'y suis un peu insécure lors du moment fatidique de l'embarquement. Sachez pourtant que je n'ai pas le poids d'un éléphant!

Mais, il y a une chose que je m'étais interdite jusqu'ici. Le gym mixte. Wouuuu! Je m'entraînais pourtant depuis 3 ans dans un gym pour femmes et je me trouvais assez en forme, j'étais mure pour un nouveau défi, mais j'avais la frousse. Ça ne me tentait pas d'affronter les regards jugeant. J'ai l'imagination assez fertile, j'imaginais déjà les regards des petites pitounes siliconées ou non se disant qu'est-ce qu'elle fait ici celle-là? J'imaginais aussi le regard dédaigneux des Monsieurs Muscles. Bref, rien n'incitant ma motivation a changé de gym. Mais il y a un mois, j'ai osé, il le fallait bien, OSER c'était ma résolution de 2009! Me voilà maintenant abonnée dans un gym mixte, wouuuu! Laissez-moi vous dire qu'il n'y a rien de si terrible même que je dois vous avouer que lorsque je me compare, je me console.

Alors si vous saviez à quel point je suis une petite grosse heureuse. Je me démène sur le tapis roulant comme jamais, je sue comme une bonne, je me tiraille les abdos, je me contracte les biceps sans aucune gêne. Je me promène fière comme un paon.Et mon plus grand plaisir mis à part le fait de ressentir la forme et le pouvoir des endorphines dans mon corps est certainement de regarder du coin de l'oeil ces Monsieurs Muscles grimaçant tellement absorbés par le reflet de leur virilité cachée dans tous leurs gros muscles.

Je ne fais plus la course aux kilos, je fais la course à la forme!
Je ne fais plus la course aux kilos, je fais la course au bien-être!
Je ne fais plus la course aux kilos, je fais la course à l'amour ici et maintenant!
Je ne fais plus la course aux kilos même si je reste parfois un peu torturée par toutes les pressions sociales entourant la minceur.

Si je m'en tiens au discours dominant, je serais heureuse dans environs -50 livres peut-être même -60 ou dans le pire des cas -70. Ce qui est incroyable, c'est que je peux envisager le bonheur pour encore environs une vingtaine d'années, trente tout au plus parce qu'ensuite je serai vieille, trouvez l'erreur!

Alors réalistement, je suis bien mieux de commencer à être heureuse maintenant!

20 février 2009

Entre moi et l'amour

Qui y a-t-il entre toi et l'amour?

Voilà la question que l'on me posait aujourd'hui. Instinctivement, je me suis dit, il y a le jugement puis en réfléchissant un peu plus longuement, je me suis dit qu'il y avait la résistance.

Pourquoi curieusement, je résiste si fortement à l'amour? À quoi ça sert de tant vénéré l'amour, d'en être parfois avide et d'un autre coté d'y résister aussi ardemment?

N'y a-t-il pas là un non-sens? Pourquoi se couper et se priver de ce qui est essentiel au bonheur?

Je parle ici d'amour au sens large, l'affection des proches, la complicité, l'aide, la reconnaissance entre autres plus présente ces temps-ci dans ma vie. Je ne parle pas ici seulement de ce rapport au couple bien que ce soit probablement celui duquel j'ai le plus la frousse. C'est comme si j'avais l'aimant sur le mauvais bord! D'un côté, j'ai envie de l'attirer mais le pôle de mon aimant est le même que le sien, résultat, l'autre est automatiquement repoussé. L'union est impossible... Mais alors comment arrivent ces personnes que j'aime d'un amour sincère et réciproque à avoir le bon pôle avec moi?

Et si je résistais par crainte d'être jugée? Est-ce que je douterais encore à ce point de moi-même? Est-ce mes vieux démons?

L'heure est aux questions... il ne faut pas s'en faire, je philosophe souvent comme ça ;-)


Et vous qui y a-t-il entre vous et l'amour?

19 février 2009

Dure semaine

La semaine a été difficile...

Je ne regrette pas mon choix, loin de là, je ne pouvais plus continuer à ce rythme. J'avais besoin de reconnecter avec MOI. J'ai besoin de me refaire confiance et de laisser exploser mon plein potentiel. J'ai besoin de travailler avec des gens qui croient en moi.

Ce n'est pas sans regret que je quitte les gens que j'ai côtoyés pendant ces deux dernières années. Il y a eu cette belle Francine qui m'a d'abord permis de garder ma santé mentale en place. Qui a continué de croire en moi sans cesse! Qui m'a aidée, soutenue, sauvée la face à l'occasion et remis les yeux vis-à-vis des trous! C'est probablement avec elle que j'ai compris toute l'importance du mot solidarité. Traverser une épreuve commune ça resserre inévitablement les liens.

Il y a eu ces femmes qui m'ont permis d'être moi! Simplement moi! Qui m'ont permis de m'affranchir, de me prouver que j'étais bonne, experte dans mon domaine. J'ose le dire! Elles n'ont pas toujours été de tout repos mais elles m'auront appris que j'étais polyvalente et capable de m'adapter à presque tout. Dans les derniers jours, elles m'ont témoigné de leur reconnaissance et de leur affection. Je sais que je compte pour elles et que j'ai fait ce qu'il fallait. C'est peut-être là toute la reconnaissance que j'attendais . Elles ont été ma priorité pendant deux ans et elles me le rendent bien aujourd'hui.

Il y a eu cette mère supérieure pour qui je porte encore beaucoup de colère mais qui m'aura au moins permis d'être meilleure avec moi. Elle a été le reflet de cette torture que je m'infligeais à moi-même. La critique à outrance en moi s'est enfuie pour laisser place à la douceur.

Il y a eu cette Mélissa qui m'a aussi permis de garder la tête hors de l'eau en me permettant entre autres de lui transmettre mes connaissances, en donnant du crédit à mon expérience, à mes opinions et analyses. Je l'ai vu s'émanciper d'une si belle façon! J'ose croire que j'y suis pour un petit quelque chose. J'ai eu sa confiance et elle a eu toute la mienne. Elle ira loin!

C'est un peu triste que je tourne cette page de mon histoire mais c'est tout de même avec le sentiment du devoir accompli.

J'irai maintenant poursuivre ma mission ailleurs.

15 février 2009

La garde-robe

En bas âge, il y a cette garde-robe terrifiante, lieu de peurs où se cachent tous les monstres et les terreurs de la nuit. Il est à l'imaginaire de l'enfance un lieu fertile où pousse l'inquiétude. L'enfant se réveille le souffle coupé persuadé d'avoir entendu ou même vu une ombre en sortir.

En vieillissant, ce garde-robe devient parfois la cachette des secrets trop bien gardés. Il y a ceux qui sont matériels sur lequel on nous voudrait surtout pas que personne ne tombe, mais il y a avant tout, tous ceux que l'on voudrait se cacher à soi-même. Il y a aussi ceux que l'on voudrait cacher aux autres pour ne pas être jugé. Pendant ce temps, par contre, c'est nous qui vivons enfermés dans le « ghetto étroit de notre esprit ». C'est nous-mêmes qui devenons notre prison. C'est nous même qui nous privons de notre liberté.

J'ai énormément de respect pour tous ceux qui osent sortir de leur zone de confort pour ainsi déballer une partie de ce qui est enfoui au creux de leur petite pièce close. J'ai souvent ce genre de cadeau mais j'ai probablement reçu le plus beau récemment. Cette personne est importante à mes yeux et pour elle l'expression sortir du garde-robe prend tout son sens.

Hier, je l'ai revu tellement heureux et épanoui ça m'a frappé en plein visage. C'était immanquable et lumineux. La transformation était totale. Le regard vif, le sourire franc, libéré enfin!

Toutes mes félicitations, je sais que ça t'a pris un courage énorme.

L'exclamation au bout du point

J'écris à l'exclamatif d'abord pour m'exprimer, mais aussi pour rendre plus vivant et immortel tout ce dont j'ai envie de raconter. Ma tête est pleine de mots à assortir, d'images à refléter, d'idées à conceptualiser. Je trouve que l'écriture est un médium extraordinaire, c'est beau, doux, imagé.

La dernière année a été une année charnière pour moi. L'année des montagnes russes. Une période ou j'ai vu tout se détruire, s'écrouler sous mes yeux pour toutefois mieux se reconstruire. Qui l'aurait cru, même pas moi! Tout s'est conclu et redéfini autrement. Redéfini à mon image en harmonie avec mes passions. Mes réelles passions celles qui m'animent depuis longtemps.

J'écris depuis l'adolescence, je m'amuse maintenant ici à exprimer les mots de ma vie, de mes soucis et de mes joies. Je me passionne pour l'être humain depuis... aussi loin que je me souvienne et je fais un retour vers mon champ d'expertise préféré. Je suis un peu rabajoie, mais je me sens tellement, mais tellement mieux que je ne peux faire autrement que d'avoir envie de transmettre la joie et l'espoir!

J'ai toujours dit que j'avais une vieille âme, mais aujourd'hui je me sens rajeunir! Amusée par la vie, épicurienne, ouverte, curieuse...

Curieuse de voir ce que la vie pourra bien m'offrir.

Jusqu'où ira l'exclamation, l'exaltation? J'espère qu'elle ne s'échouera pas à quelque part au bout d'un point ou d'une phrase!

14 février 2009

Amour


Comment y échapper, aujourd'hui St-Valentin, jour de l'amour!

Curieusement, je travaille aujourd'hui. Je travaille auprès de femmes trop souvent trompées, trahies et délaissées par l'amour. Je me retrouve ici avec elles à leur offrir toute la compassion et l'empathie que je peux leur donner.

Sur le chemin, ce matin je faisais le décompte de ma vie amoureuse... Les expériences ne sont pas multiples, mais oh comment formatrices! Je réalisais que c'est mon deuxième 14 février seule. Oh certainement pas toute seule, j'attends les douces pensées de ma mère par la poste. Cette petite puce de 6 ans m'attend patiemment pour me remettre ma surprise. J'ai des amis vrais et sincères sur qui je peux compter. Le vrai amour est là.

Mais il reste toujours cet amour privilégié que nous cherchons. Celui que nous désirons uni, passionné, rassurant. Depuis quelques mois pourtant, je ne le cherche plus aussi ardemment. J'ai envie qu'il m'arrive comme ça doucement qu'il se fraye un chemin jusqu'à mon coeur. J'ai envie de quelqu'un qui glissera sa main doucement dans la mienne en apprivoisant d'abord le grain de ma peau. Je ne veux plus de personne qui m'empoigne la main pour m'amener dans la direction souhaitée. J'ai envie de négocier le trajet, la vitesse et les escales! Je veux me laisser surprendre par ce doux voyage.

En réalité, ça devrait être tous les jours l'amour et de respect.

Bonne St-Valentin

9 février 2009

Verdict

Les 3 juges ont rendu leur verdict. Un verdict de non-culpabilité! J'étais le choix du jour jusqu'à ce qu'une membre de l'équipe décide de postuler pour l'emploi. Les juges ont surtout reconnu mon potentiel et mes connaissances. Vers une nouvelle entrevue, se fut d'ailleurs un levier important pour une superbe performance. J'aurais des nouvelles mercredi. En espérant que les ondes du cyberespace me portent chance.

Je croise sincèrement les doigts parce que la journée d'aujourd'hui a été extrêmement difficile. C'est peu dire parce que pendant ce temps, mère supérieure s'attardait à me jeter des tomates. À cibler l'ensemble de mes points faibles. À tout rejeter la responsabilité de ses malheurs sur mon dos. Bref, tout est de ma faute et je suis une incompétente! Mais n'allez pas la confronter avec cette vision se serait encore de ma faute. Je ne comprendrais pas bien la nature de ce qu'elle a désiré exprimer. Allez savoir si c'est de ma faute aussi si elle ne sait pas faire de critiques constructives.

Comble de bonheur, elle entraîne ses acolytes dans son mépris. Elle sait si bien tourner le couteau dans la plaie. J'ai pourtant travaillé si dur cette année à cicatriser cette grande blessure. Cette plaie est équivalente à la trace laissée par une opération à coeur ouvert. Celle qui vous déchire d'un bout à l'autre, n'épargnant aucune côte, vous laissant meurtrie, endolorie.

J'étais rendue au point de ne plus rien ressentir lorsque ses critiques étaient haineuses. Anesthésiée! Simplement. Je m'aimais suffisamment et je n'étais perméable à aucune de ses attaques. Aujourd'hui, je ne sais pas si c'est le désir sincère de quitter vers un univers meilleur, mais ça m'a rattrapé tout d'un coup... BANG!

Le mot d'ordre... je ne l'ai pas oublié cette fois! Cher petit body allez up séance de MLC!

8 février 2009

Un amour pur

Elle a six ans presque 7, deux dents en moins! J'ai 24 ans bientôt 25 et toutes mes dents! Le 28 février 2002 vers les 18 h se créait un lien solide et lumineux entre nous deux. J'ai su à partir de ce moment que j'allais toujours être là pour la protéger et pour l'aimer. Que rien au monde ne pourrait diviser notre amour. Ni même ses mauvais coups, ni même ses petites crisettes! "Je t'aime tellllllement!" C'est ce qu'elle me lançait hier lorsque nous lui avons annoncé que nous allions voir Cavalia prochainement.

Étrangement, nous avons cette passion en commun. D'aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours aimé les chevaux. Pour moi, ça incarne la liberté, le mouvement, la fluidité. Pour cette adorable fillette, je crois que les chevaux sont l'incarnation même de la confiance. Elle a appris à surmonter sa peur devant ces impressionnantes montures. Elle a appris à les monter, à les diriger seule comme une grande. Elle se fait douce et rassurante à leur endroit.

Ces jours-ci, la vie n'est pas toujours facile pour elle. Elle travaille très fort au niveau académique, mais les résultats sont rarement au rendez-vous. Elle progresse à petits pas, oublie tout, puis recommence. L'apprentissage devient lourd. Elle se sent différente, insuffisante. Ça mine sa confiance. Sa confiance et sa fierté s'envolent à petit feu. Je trouve sincèrement que c'est une enfant beaucoup trop lumineuse pour que s'envole si tôt dans sa vie l'étincelle au fond de ses yeux.

Je m'émerveille par contre lorsque je vois cette petite étincelle renaître en elle lorsqu'elle se retrouve en rêve ou en chair et en os sur le dos d'un cheval. Elle en parle avec détermination et envie, elle connaît les races des chevaux, dévalise la bibliothèque de son école de tous leurs livres sur les chevaux, elle les feuillette et refeuillette sans trop savoir comment les lire, mais pendant ce temps elle est épanouie, valoriser et la lumière éclaire toujours son regard.

Je fus celle qui la libéra en quelque sorte du lien maternel! Qui lui redonna sa liberté un peu comme les chevaux me redonnent la mienne. J'étais là dans les toutes premières minutes de sa vie et je continuerai de l'être pour le reste de ces jours!

"Je l'aime telllllement"