6 juin 2009

Les aléas du travail

J'ai une grosse décission à prendre... que faire, comment le faire, les pour, les contres, j'évalue tout depuis 2 jours...

Si vous avez suivi ce blog, vous savez déjà qu'il y a 3 mois j'ai changé d'emploi pour le mieux, ça va sans dire! Je suis assez bien où je suis actuellement mais les conditions de travail sont disons sous le seuil de l'acceptable. Pas d'assurance collective, pas de REER, pas de fond de pension, un horaire sur 32 heures avec un salaire un peu plus bas que ce que j'avais avant. Mais bon, au moment du changement je ne pouvais passer à côté et pour acheter la paix, ça allait!

Depuis 3 mois, je ne ressens plus de stress, ma nouvelle boss est à l'opposé total de la mère-supérieur qui me servait d'officier dans mes anciennes fonctions. J'ai crée un lien de confiance avec les résidantes, mis les outils d'intervention à mon image, pris de l'initiative dans certains projets qui me stimulent...

Mais là, on m'offre sur un plateau d'argent, une job plus payante, fidèle à ma passion première, avec tous les avantages sociaux (même l'assurance collective payé à 100% par l'employeur, c'est pas rien!), ce serait fou de ne pas accepter me direz-vous?

Mais je doute. Est-ce que le dicton dans le doute abstenez-vous tient toujours? Ma résolution de l'année n'était-elle pas d'oser?

Dans mes grands élans de judéo-chritianisme, je me dis que ce n'est pas bien beau de changer d'emploi aussi souvent. Je me dis que mon nouvel employeur se fit sur moi (elle me louange depuis trois mois, n'arrête pas de répéter comme elle est fière de sa nouvelle équipe), je me sentirais assez mal à l'aise de la laisser tomber après si peu de temps. Et mes valeurs communautaires? Je sais que cette maison reçoit une subvention assez négligeable et que ce n'est pas par insousiance qu'elle n'offre pas d'avantage mais par insufisance. Devrais-je rester sous-payé pour poursuivre ma mission? On parle ici d'une différence d'environ 6000$ par année incluant avantages sociaux et salaire. Je sais que j'ai besoin de ralentir ma cadence de travail pour VIVRE. Ce 6000$ absorberait une bonne partie de la diminution de mes revenus.

Les contres, c'est à Montréal et je viens de renouveller mon bail. C'est un travail de soir du dimanche au mercredi alors que je venais de stabiliser ma vie avec une horaire de jour!

Je me suis lancée dans la course, en me disant que je verrai rendue là!

À suivre...

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