En bas âge, il y a cette garde-robe terrifiante, lieu de peurs où se cachent tous les monstres et les terreurs de la nuit. Il est à l'imaginaire de l'enfance un lieu fertile où pousse l'inquiétude. L'enfant se réveille le souffle coupé persuadé d'avoir entendu ou même vu une ombre en sortir.
En vieillissant, ce garde-robe devient parfois la cachette des secrets trop bien gardés. Il y a ceux qui sont matériels sur lequel on nous voudrait surtout pas que personne ne tombe, mais il y a avant tout, tous ceux que l'on voudrait se cacher à soi-même. Il y a aussi ceux que l'on voudrait cacher aux autres pour ne pas être jugé. Pendant ce temps, par contre, c'est nous qui vivons enfermés dans le « ghetto étroit de notre esprit ». C'est nous-mêmes qui devenons notre prison. C'est nous même qui nous privons de notre liberté.
J'ai énormément de respect pour tous ceux qui osent sortir de leur zone de confort pour ainsi déballer une partie de ce qui est enfoui au creux de leur petite pièce close. J'ai souvent ce genre de cadeau mais j'ai probablement reçu le plus beau récemment. Cette personne est importante à mes yeux et pour elle l'expression sortir du garde-robe prend tout son sens.
Hier, je l'ai revu tellement heureux et épanoui ça m'a frappé en plein visage. C'était immanquable et lumineux. La transformation était totale. Le regard vif, le sourire franc, libéré enfin!
Toutes mes félicitations, je sais que ça t'a pris un courage énorme.
Il y a 8 ans
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